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Les touaregs sont des nomades, répartis dans le Sahara entre 4 pays, le Niger, le Mali, la Lybie et l’Algérie. Ils possèdent leur propre langue, le tamahaq, qui appartient au groupe des langues berbères, et une écriture originale, le tifinagh. Les hommes s’occupent principalement de l’élevage de chameaux et les femmes du petit betail près du campement composé de tentes en nattes ou en peau. Le campement bouge selon les saisons au gré des pâturages. Convertis à l’islam mais de société matriarcale, la plupart des touaregs restent monogames et sont connus pour accorder une grande liberté aux femmes, privilège rare en Afrique. Alors que les hommes se voilent le visage d’un turban, selon un code social complexe, les femmes portent un simple voile sur la tête. Elles sont admises dans la communauté des hommes dans la vie courante. Pourtant, au contact des populations arabes et musulmanes, Djanet s’est petit à petit diversifiée, assimilant la culture algérienne et libyenne d’une manière tout à fait originale.
Les Touaregs de Djanet…
Eléctricité, eau courante, téléphones portables ont pris le dessus sur la vie nomade. Les hommes ont trocké les chameaux contre des 4/4 Toyota, travaillant comme guide ou chauffeur pour les groupes pendant la saison touristique qui va d’octobre à avril. Le tourisme est en effet en pleine expansion dans cette région du Sahara qui offre des paysages grandioses ainsi qu’un site unique de 15 000 gravures et peintures rupestres classé patrimoine mondial de l’UNESCO. Depuis la scolarisation des enfants, certains touaregs ont obtenus des diplômes de docteur, d’autres occupent des postes administratifs. Mais il y a encore beaucoup de chômage dans l’oasis qui ne peut pas pourvoir d’emplois aux jeunes en dehors des 6 mois de la saison touristique. La sédentarisation des touaregs a entrainé des changements importants dans leur mode de vie. Alors que les hommes vont et viennent entre la ville et le désert, les femmes de Djanet s’occupent des tâches ménagères et ne sortent que rarement pour aller au marché ou au jardin. Pourtant, lors des fréquents mariages, les femmes créent un univers de fete dans lequel les hommes ne sont pas admis et qui exprime à merveille par des chants et des danses l’âme des touaregs Ajjers..
Textes et Photos d’Alissa Descotes Toyosaki
